Cookies

Nous avons obligation d'informer le visiteur sur l'utilisation que Google fait des cookies: texte infor

Depuis le 1 r juin 2018, la bibliothèque d'Ourouer a une nouvelle responsable et son nouveau blog est celui-ci:

mardi 25 mars 2014

Le printemps des poètes entre Sancoins et Germigny

Vous l'aviez vue l'affiche, elle figurait deux posts plus haut...
Cette journée Haïkus, organisée entre la bibliothèque de Sancoins 
(cdc des trois provinces) et l'atelier du Val d'Aubois, accueillait les participants avec Michel Marc pour la partie "atelier d'écriture", le matin, et Danielle Laffitte, pour la partie mise en forme, espace, couleur, l'après-midi.Histoire de célébrer le printemps en poésie...


Je n'ai pas pu, hélas, participer à l'atelier du matin puisque, vous le savez, chers lecteurs, je suis à votre service à la bibliothèque d'Ourouer le samedi matin.
L'après-midi, seulement, munie d'haïkus élaborés précédemment au cours d'ateliers avec la Lecture Publique, je me suis rendue au Luisant, pour un après-midi de rencontres autour de matériaux inhabituels pour moi. Danielle nous a bien expliqué comment utiliser les supports, papier, toile, les instruments, pinceaux, morceaux de bois, porte-plumes,spatules,  et les couleurs, en encre,  en acrylique, en feutre etc...

Bien que malhabile et gênée par le fait d'arriver à la moitié de la rencontre, j'ai, néanmoins trouvé un grand plaisir à cet après-midi d'artistes-poètes-en-herbe que nous étions.



Les haïkus sont visibles dans le forum boisé de la bibliothèque de Sancoins jusqu'au 24 avril.






lundi 24 mars 2014

Sorj Chalendon: LE QUATRIEME MUR

Sorj Chalendon est né en 1952, comme moi, ça me l'a immédiatement rendu intéressant!!! Je n'avais encore rien lu de lui, et ce week-end, Numilog me le proposait à la lecture en ligne.
Alors j'ai lu. Avec acharnement.
Après avoir refermé la dernière page, seulement, j'ai cherché à savoir qui était l'auteur (dans Wikipédia on trouve tout):
Il a été journaliste à Libé puis au Canard enchaîné. (prix Albert Londres pour l'un de ses précédents ouvrages, que je me promets de lire)
Ah bon!
Ah bon?
Voilà qui explique pourquoi il est si bien documenté.
Parce que ce "quatrième mur", un roman, couronné par le jury des lycéens, raconte une histoire fictive, mais complètement plongée dans les affres des guerres du Liban.

 Sur un trottoir parisien des années soixante dix, un homme,un militant, jeune, lettré, cultivé, croise son destin avec celui d'un autre lettré, intellectuel, metteur en scène, Grec.
Cette rencontre naît pendant des évènements violents et s'enchaîne sur l'évocation du passé de l'un et de l'autre emprunts des horreurs de la dernière guerre, du totalitarisme des colonels grecs et...et va devenir de plus en plus dramatique, de plus en plus violente, jusqu'à l'éclatement, non, jusqu'au bombardement, et j'allais presque dire jusqu'à notre douleur . Imaginaire. Sans doute imaginaire.
 Georges, le narrateur,le gauchiste, anarchisant, révolutionnaire parisien, va devenir l'ami de Sam, le Grec. Le metteur en scène grec. Quelques temps. Le temps qu'il a voulu passer en France. Donnant à ces révoltés, (à nous? les lecteurs, les voyeurs de cette violence) une leçon de relativisme, tellement ces slogans scandés n'ont rien à voir avec la réalité brutale de ce qu'ils sous-entendent, et que lui a vécue, lui, le juif, le grec, le metteur en scène .
Utopiste, il a rêvé de mettre en scène Antigone d'Anouilh à Beyrouth, en pleine guerre, avec des acteurs de toutes les confessions, de tous les partis, dans un théâtre complètement détruit.
Oui mais voilà Sam est malade,depuis les tortures qu'il a subies en Grèce, et sur son lit d'agonie, Georges lui promet d'aller à Beyrouth, continuer ce qu'il a commencé, lui qui n'a jamais quitté la France.

Etrange voyage! Il va contacter tour à tour les acteurs que Sam avait déjà rencontrés, les approcher politiquement, humainement, artistiquement,  chacun d'eux ayant une manière de s'approprier le personnage, et de le rendre acceptable à sa cause.
Antigone, Créon, et les autres personnages de la pièce, qui sont-ils? Que sont les  héros eux-mêmes? Ne les retrouve-t-on pas à tous les conflits?
Comment va-t-il pouvoir donner corps à cette pièce en unique représentation, dans ce théâtre dévasté et en ruines? Les acteurs disparaissent un à un dans ce déluge et le projet s'effondre peu à peu.
Georges va rencontrer la guerre, la peur, l'horreur, la mort, la violence inimaginable, la terreur. Son Antigones, à Chatila, il va la chercher, et ne la retrouvera qu'assassinée.
C'est un voyage dont il ne revient pas indemne.
C'est écrit d'une manière remarquable, tellement précise que,  quand ça se termine, le lecteur en est aussi perturbé. C'est un peu comme si on traversait la page de Match-le poids-des-mots-le-choc-des-photos, pour aller au-delà.  On se rend bien compte que l'auteur n'a pas inventé toutes ces scènes de fins du monde, on se doute bien qu'il a dû les vivre, à donner autant de détails sur ses sensations, ses sentiment, ça n'est pas banal. Et d'ailleurs le lecteur prend peur aussi. Une violence pareille, ces tribus de Jocaste qui se donnent naissance à chaque choc et répercutent d'autres haines, d'autres alliances, à n'en plus finr. Jusqu'à quand est-ce qu'on en sera à l'abri?

Georges, lui, ne s'en remettra pas, ne pourra pas se réhabituer à la douceur de son foyer, aux amis, à l'ordinaire et il va repartir, au soulagement du lecteur qui n'attend que ça, de voir, comme au théâtre, sans rien risquer dans sa chair.
C'est qu'il est de l'autre côté de ce quatrième mur, celui que les acteurs installent entre la scène et la salle, pour se préserver.
Et, oui, le lecteur reste avec l'évocation de sa violence, celle qu'il devinait, celle qu'il voulait voir, sans savoir qu'elle dépasserait ce qu'il avait imaginé jusqu'à maintenant.

Extrait:
"Nous roulions le long de la côte.Le soleil se levait derrière les collines. Juste après le virage, un tank syrien couleur sable, embusqué, immense. Il nous barrait la route. Mon Druze a juré. Il a freiné brusquement. Je dormais. j'ai sursauté. Il a paniqué, fait marche arrière sur le talus qui surplombait la mer. La carapace s'est réveillée. presque rien, un souffle. le métal du canon qui pivote.
-Mets-toi à couvert, putain !
J'ai plongé la main vers la banquette arrière, pris mon sac, cherché ma veste, mon passeport, sans quitter la mort des yeux. Et puis j'ai renoncé. La gueule d'acier nous faisait face. Vacarme dans ma tête."

En lecture numérique sur Numilog:http://numilog.com/241675/Le-quatrieme-mur.ebook

Vous pouvez le téléchrager pour 21 jours selon le mode d'emploi expliqué antérieurement.



mercredi 12 mars 2014

Culturellement MARS

Mars s'annonce bien, avec nos amis dont les blogs et les sites sont cités en liste, au bas du blog.

Voici en images leurs dernières nouvelles pour le mois de Mars

-Pour "le pas de côté", qui nous envoie amicalement sa news-letter et ses dernières parutions:


-Pour la bibliothèque intercommunale de Sancoins

en complicité avec Le Luisant

-Pour Le Luisant dont le site est en lien au bas de ce blog:


et aussi



-A Lignères, aux Bains-douches, voici l'affiche du prochain spectacle:


-Pour Leszarts en campagne, une soirée le 29 mars avec Mozambik et un dîner, se référer au site en lien également en bas de ce blog.

Et d'ailleurs, pour avoir accès à la totalité de la programmation , consultez régulièrement les sites amis tout en bas de ce blog.



lundi 3 mars 2014

Quatre filles et un jean, de Anne Brashares

Le premier livre de cette série est paru en 2005 et le dernier, en juin 2012.
Un jour, Carmen, achète un jean dans une fripperie. Un jean d'occasion qu'elle ne veut pas porter; juste pour faire suer la mère de Lena et Effie, dans un magasin de Georgetown où elles étaient venues faire des emplettes pour le bal du lycée. C'est  Carmen qui parle. Les deux autres sont Bridget la sportive,Tibby qui va bosser tout l'été dans un super-marché. Carmen va rejoindre son père, tandis que Lena et sa soeur vont dans leur famille en Grèce. Ne supportant pas d'être séparées, les quatre amies vont porter ce jean à tour de rôle et se l'envoyer par la poste, comme un lien magique. car ce jean semble magique, et chacune d'entre elle devra écrire ce qui lui est arrivé d'extraordinaire avec.

Il y aura des histoires de rencontres amoureuses, des histoires de relations familiales, des histoires d'amitiés et puis des histoires tragiques. Tout ce qui fait qu'on grandit...entre quatorze et vingt ans.
J'ai trouvé cette série tout à fait sympathique. Ecrite de façon à être lue agréablement, elle montre, néanmoins avec beaucoup de psychologie, les aspects des personnalités de ces jeunes-filles qui pourraient être nous-au-féminin, ou vous-au-masculin, maintenant ou jadis, tellement leurs préoccupations et leurs sujets d'intérêt semblent intemporels.

En cinq tomes, cinq étés qui se succèdent...et le temps qui passe...et l'enfance qui s'efface.


jeudi 20 février 2014

FUKUSHIMA, Récit d'un désastre, de Michaël Ferrier

Résidant à Tokyo, au moment du Tsunami, l'auteur Michaël Ferrier, décrit ce qu'il a vécu, le tremblement de terre, le tsunami, et puis son voyage vers la zône contaminée par l'explosion de la centrale nucléaire.
Il décrit ce qu'il voit, mais aussi ce qu'il ressent, receueille des témoignages qu'il nous livre, non pas à la manière d'un reportage de journaliste, ni même d'une analyse politique, mais comme un écrivain.
Né à Strasbourg en 1967, cet écrivain français vit à Tokyo où il enseigne la littérature.
Il a écrit plusieurs essais sur la culture du Japon.

Extraits:
"Le désir de dire, le souci impérieux de porter témoignage,se trouve immédiatement confronté à toute une série de réticences  et de résistances, nées de la disproportion entre ce que ces gens ont vécu et le récit qu'il est possible-ou impossible-d'en faire. A peine commence-t-on à raconter qu'on suffoque: nous avons  affaire à l'une de ces réalités qui font dire qu'elles dépassent l'entendement, ou l'imagination"
Celà a commencé le 11 mars 2011, c'est le printemps:
"Je suis avec Jun, c'est un après-midi radieux..." Il parle de Jun, de leur amour, ils prennent le café à la table de la cuisine,"le café tremble dans les tasses....Je guette du coin de l'oeil les spirales du café dans la tasse pour voir si le tremblement se calme ou s'il s'amplifie..."
Il évoque les consignes de sécurité qui sont affichées partout, que chaque japonais applique tellement les tremblements de terre font partie de la vie (se réfugier sous une table, près d'un  mur porteur, loin des fenêtres) et la banalisation qu'il évoque nous fait nous sentir comme à l'approche d'un orage, pas plus.
Mais le malaise s'empare du lecteur quand il raconte le bruit; des milllions de mandibules, les insectes qui sortent de la terre et envahissent tous les meubles, les murs, et qui fuient la terre. S'ensuit une description de tout ce qui tremble et qui tombe dans l'appartement. Et puis, un calme après la tempête quand le tremblement est terminé et qu'il descend dans le jardin parler au voisin.Et puis, une demi-heure après, tout Tokyo tremble et s'effondre. "Je m'accroche au mur du jardin. Dans l'impasse on perd l'équilibre..."

L'auteur reprend son récit après le tsunami, lorsque, avec sa camionnette, il part avec Jun. IL raconte ce qu'il voit, ce que les témoins ont vécu.  Il décrit le désastre. Ensuite, il décide de monter vers le Nord, porter secours à la population, et, aussi, voir ce qui se passe dans la zône de la Centrale.
Le japon dévasté, haché par une force de boue qui a tout pillé et tout tué devant elle. Il évoque le silence, quand il arrive dans ces villages-fantômes, où tout le monde est mort, où le paysage n'est qu'une horizontalité de débris.
Et puis la nature qui continue son cycle, les pruniers qui fleurissent, les vaches qui vêlent et qui meurent de faim, de soif, les veaux qui meurent.

Ensuite, il donne plusieurs témoignages de gens qui travaillaient dans la centrale, de gens qui vivaient près de la centrale, de la manière que peut l'écrire un écrivain. Ce n'est pas un journaliste qui donne des nouvelles. D'ailleurs des nouvelles, il n'y en a pas eu. des documents relatant en temps ce que vivaient, et comment mourraient les japonais, il n'y en a pas eu non plus.
Les derniers chapitres font état des informations, et désinformations données sur place, données au monde. Et puis quel genre de vie peut reprendre, le genre de vie qu'il rapproche des catastrophes passées. Il se remémore les écrits des poètes nippons ou occidentaux. Celà s'achève sur une grande interrogation: et après???
  Ce n'est pas un roman de science fiction, mais le récit que Michaël Ferrier a publié en février 2012 chez Gallimard.

jeudi 6 février 2014

Contes d'errance, contes d'espérance, de Jacques Salomé



C'est l'histoire d'un petit garçon qui s'était opposé à sa maman: pensez-donc, elle avait voulu lui faire porter un pantalon vieux et moche qui avait appartenu à son frère aîné.Non.
Alors la maman lui a dit qu'à la maison, les parents commandaient et les enfants obéissaient. Non.
Non, il ne voulait pas porter ce vieux pantalon moche qui plus est, avait été porté par son frère.

Alors la maman s'est mise à crier et à s'agiter et  à lui demander s'il voulait s'en aller tout seul avec un baluchon ou mettre ce pantalon. Ben Non.
Aors la maman a pris un torchon qu'elle a noué aux quatre coins, y déposant il ne sait pas quoi, il n'a compris que lors qu'il a senti les odeurs du palier et le noir de la cage d'escalier.Il était bien seul. Et puis il a entendu la voisine monter l'escalier, ses frères rentrer à l'appartement et pas lui. Lui, il était tout seul avec son baluchon...

 Ca n'est pas vraiment une histoire invraisemblable, c'est la métaphore d'une vie racontée par Jacques Salomé dans ces "Contes d'errance et d'espérance". Vous connaissez peut-être Jacques Salomé ("T'es toi quand tu parles etc...) et sa façon toute simple de démystifier le pourquoi des souffrances inexplicables.
 Vous pouvez le lire ici:http://www.numilog.com/62967/Contes-d-errances--contes-d-esperance.ebook
et l'emprunter gratuitement à votre bibliothèque, en lecture numérique, comme ceci:http://bibliothequebourdelinoise.blogspot.fr/2014/01/lire-en-ligne-gratuitement.html

Extrait:
… »et transgénérationelles qu’il y a dans toute existence humaine, que cet homme de presque soixante ans s’est souvenu avec une grande émotion du petit baluchon de son enfance.
Un tout petit baluchon qui pesait encore si lourd sur son dos. »

dimanche 2 février 2014

Marc Villard: COMPAGNONS DES FORETS


Malgré la première de couverture, ceci n'est pas un guide du parfait campeur.
Avec ce roman, Marc Villard nous plonge dans les souvenirs d'ado de ses sixties.
Ses copains de la banlieue,  leurs premières clopes,  premières bitures,  premières filles.  Le cinéma,  les cafés,  la musique rock d'Eddy Mitchell et autres Dick Rivers,  sans oublier leurs premières expériences de musiciens.
Tous ses souvenirs tournent autour de ce groupe d'amis dûment chapeauté par leur guide spirituel, Jeanjean et dont la première préoccupation était de trouver le meilleur emplacement pour installer leurs tentes, et de partir, sac au dos, canadienne sous le bras, bière au frais.
Il nous relate leur amitié,  les séjours des campeurs,  dans les Pyrénnées,  mais aussi tout près de la ville,  et puis lors du jumelage allemand,  la Grèce...
 Arrivent ensuite les premiers boulots pour se payer des vacances, du matériel musical et tout simplement gagner leur vie, l'enfance filant derrière eux.

""""""""""""
"Cette année scella notre amitié avec les Chassepot. Je revis l’aîné vingt-cinq ans plus tard et, comme il me conduisait en voiture à Paris, j’appris de sa bouche les difficultés que son frère et lui avaient connues dans leur adolescence. Pourquoi ça ? demandais-je. Nous étions Noirs, dit-il comme une évidence. Et, d’un coup, ça me revint : mes meilleurs copains d’adolescence étaient blacks et je n’y avais jamais prêté attention. Je n’étais pas indifférent à mes amis mais, pour des gosses, la couleur de peau importe peu. En fait, cette disparité, c’est bien un truc d’adulte."                                                                                                                                                               
"""""""""""""
-Vous pouvez vous faire une idée de Marc Villard, ici: http://www.marcvillard.net/..

-Et lire "Compagnons des forêts" là: http://www.publie.net/fr/ebook/9782814507746/compagnons-des-forets

-Pour le lire en entier,gratuitement, allez sur le site de la DLP18 et inscrivez-vous très simplement: prenez un pseudo, trouvez un mot de passe, dites que vous venez de votre bibliothèque préférée et vous pourrez lire en ligne sans restriction ou presque.
A partir d'ici, par exemple: http://bibliothequebourdelinoise.blogspot.fr/2014/01/lire-en-ligne-gratuitement.html