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Depuis le 1 r juin 2018, la bibliothèque d'Ourouer a une nouvelle responsable et son nouveau blog est celui-ci:

samedi 24 août 2013

Livres lus cet été par un jeune public

Sur la desserte des livres rapportés par les jeunes vacancières de cet été...
entre autres:







mercredi 21 août 2013

Roberto Saviano: LE CONTRAIRE DE LA MORT suivi de LA BAGUE

Pendant les vacances, j'ai lu plusieurs ouvrages en édition bilingue, dont celui-ci.
Ce recueil de nouvelles avait été publié en 2010, mais l'édition italo-française ne m'a sauté aux yeux que cet été dans un contexte italianisant.
Roberto Saviano, est l'auteur et journaliste napolitain, condamné à mort par la mafia après l'immense succès de son livre "Gomorra" qui a donné naissance au film du même titre.
Ici, il évoque l'amour qui seul peut s'opposer à la mort donnée par les forces au pouvoir, celles de la politique et des guerres et celle de la mafia.
Dans "Le contraire de la mort" sa rencontre avec une jeune fille de l'Italie du Sud, veuve avant ses noces, met l'accent sur l'inexorable courte vie des jeunes gens crevés de misère qui s'engagent dans l'armée pour un illusoire échappatoire, et reviennent démolis, ou dans un cercueil, parfois même pas.
Dans "La Bague" il montre une scène d'un mariage familial au cours duquel il a dû passer au doigt de son amie, l'alliance de sa grand-mère pour qu'elle porte un signe indispensable d'appartenance. Et puis, à cette fille, qu'il reverra plus tard alors qu'elle sera journaliste, il tente de couvrir sous l'image des décès dûs aux accidents de la route, l'abominable destin de quiconque naît sur cette terre et est promis, inéluctablement à une mort précoce que la mafia pratique impunément.
La scène incroyable de l'assassinat des deux jeunes gens innocents auxquels il rend hommage en préface, nous laisse connsternés.


C'est écrit d'une manière relativement simple et néanmoins lyrique qui justement rend l'incroyable destin de cette jeunesse complètement sublimé, comme à travers une caméra crue de reportage.
C'est à la fois un reportage et une histoire d'amour.
Car, comme il le dit dans la vidéo ci-dessous, le contraire de la mort, ça n'est pas la vie, mais l'amour.

http://www.dailymotion.com/video/x94pwq_le-contraire-de-la-mort-roberto-sav_creation

samedi 17 août 2013

C'est le temps des festivals de musique...

C'est le temps des festivals de musique...alors permettez-moi de vous présenter quelques CD ou réécoutes.
-Tout d'abord, avec le Jazz de Marciac, que serait le jazz sans Django (ça n'est pas de moi mais de Goran Bregovic en 2e partie samedi dernier à Marciac)

 








 -Avec le festival de piano de la Roque d'Anthéron, Anne Queffelec 
que l'on peut réécouter jusqu'au 5 septembre



 -et puis, avec le festival de Blues, tout près de nous, à La Charité sur Loire, je vous propose de réécouter Black Berry & Mr Boo Hoo



les artistes passé à La Charité sont listés dans le site du Chat: ici

mercredi 14 août 2013

VOS LECTURES DE L'ETE

Rouvrant ses portes ce beau matin du mois d'août, la bibliothèque vous voit revenir échanger vos livres de l'été.
Ne trouvez-vous pas intéressant de piocher dans ces retours pour de prochains emprunts?

:

L'Amour Commence En Hiver, de Simon Van Booy

Aux édition LA LOUPE, la première de couverture montre une image d'amour estivant. La voiture décapotée face à la mer et les deux jeunes blonds personnages offrent une image stéréotype dorée.

Mais, en réalité il s'agit d'une histoire de destins croisés. Ceux de deux jeunes gens meurtris par la disparition d'êtres chers: elle recherche indéfiniment son frère qu'elle a pourtant vu mort sous un arbre de la maison familiale, lui qui garde précieusement dans sa poche la moufle d'une camarade d'enfance morte également.
Ca pourrait être un banal roman, mais l'écriture de Simon Van Booy va au-delà de ces apparences et fouille dans la conscience des deux héros.
Il est violoncelliste de concert et l'obsession de l'image de sa camarade morte dans un accident de bicyclette ne s'estompe que lorsqu'il joue sur scène "il ne reste plus rien d'elle. Peut-être une main. Une seule. Une portion d'épaule. Quelques mèches de cheveux, un trait lumineux dans la nuit.
Puis elle s'efface. Rapidement. D'un souffle. Abandonne le monde des vivants.
Certains musiciens tournent le dos aux silhouettes errantes qui les accompagnent jusque sur scène..."
Elle n'arrive pas à faire le deuil de ce frère mort, dans des circonstances familiales bouleversantes.
"Tous les frères et soeurs ont une vie secrète ignorée de leurs parents. Les parents aiment leurs enfants, mais les enfants ont besoin de s'entraider pour se frayer un chemin à travers l'étrange forêt dans laquelle ils se trouvent enfermés..."

Leur rencontr étrange va les renvoyer chacun à ses fantasmes de retrouvailles. Petit à petit l'amour va naître entre eux, mêlé de leur désir de retrouvailles. Mais est-ce que la rencontre de deux malheureux est suffisante pour faire un couple heureux?
Celà reste fragile comme l'enfance. Comme l'écriture de Simon Van Booy, dans un espèce de halo sublimé de mots à la sonorité légère, volante, qui se dissipe en s'élevant...

jeudi 25 juillet 2013

Voir ou revoir "Le jardin des Finzi Contini" de Vittorio De Sica


Quand c'est la canicule, on est bien, derrière les volets au frais à l'heure du déjeuner. Les activités du début d'après-midi, pendant les vacances sont généralement empreintes de calme et de farniente: siestes, babillages, lectures et cinéma. Non? Derrière les volets clos, un moment de cinéma? Ne trouvez-vous pas que c'est très estival?

Pour ma part, dans cette très belle collection du Cinéma Italien,



 j'ai chois de revoir ce chef d'oeuvre de subtilité "Le Jardin des Finzi Contini", de Vittorio de Sica.


Couronné Ours d'Or à Berlin en 1971 et Oscar du meilleur film étranger en 1972, ce film qui est merveilleusement servi par des acteurs de renom, Helmut Berger, Dominique Sanda, Fabio Testi, évoque, d'après un scénario inspiré du roman de Giorgio Bassani "il giardino dei Finzi-Contini" la riche société italienne des années trente.
Alors que les concepts fascistes s'infiltrent insidieusement dans l'idéologie italienne, les mesures anti juives s'additionnent sans que la jeunesse dorée y prenne garde. L'exclusion  des clubs sportifs pour les juifs, pousse les Finzi Contini, aristocrates de Ferrare, à accueillir dans l'immense parc de leur palais,  les tennismen, étudiants,  de la petite bourgeoisie.  L'histoire d'amour entre Giorgio et Micôl prend naissance dans ce contexte.

Vittorio de Sica a réalisé ce film tout en finesse pour attirer l'attention sur le retour d'un certain fascisme qui réapparaissait dans les années soixante-soixante dix en Italie.
Les photographies d' Ennio Guarnieri donnent une vision de scènes esthétiques soignées, tout au long de ce film qui se déroule sur une musique signée Manuel de Sica.
Des dialogues magnifiques jalonnent l'histoire  comme cette scène où le père veut laisser un héritage moral à son fils qui vient de subir une blessure d'amour. Il lui dit quelque chose comme ça "je sais ce que tu éprouves, mon fils; on meurt au moins une fois dans la vie, alors autant que ça arrive jeune, comme ça on a le temps d'en ressusciter".

Cette jeunesse, meurtrie par le contexte politique ne sera pas sauvée dans ses illusions, ni par la puissance de ses influences de classe, ni par l'argent. 


Extrait:




mercredi 17 juillet 2013

Bourdelinoisement estival

Qu'est ce qui me rend gaie ce matin?
Bourdelinoise comme la bibliothèque de ce blog, je traverse le village ensoleillé pour me rendre au travail à neuf heures.
Qu'est ce qui me rend aussi gaie en traversant les rues, la place?
Le paysage ensoleillé de la Chaume avec ses marronniers ombrageant les petits jeux, déserts à cette heure matinale, la rue de la bibliothèque, côté-cour de l'école, paisible comme nos campagnes...
Le chant d'un merle qui m'accompagne, le souvenir de la suite pour violoncelle entendue hier soir, les sites des photographes lauréats du festival d'Arles regardés ce matin, tandis que le tilleul embaumait et que les dernières cerises me clignaient un oeil noir. C'est alors que je l'avais aperçu, celui qui jetait le trouble, le matin,  parmi les populations canines du quartier...un écureuil hardi qui traversait l'enclos de branche en branche... tandis que toutes ces joies m'accompagnaient jusqu'au portail, je poussai la porte de la bibliothèque et je me dis que d'entrer dans tous ces livres et d'y espérere votre visite était la cerise sur le gâteau de ce matin d'été...

 Voici donc ces joies de ce mercredi matin 17 juillet 2013:

les cerises
le tilleul


l'écureuil hardi




les petits jeux













côté rue de l'école et salle des fêtes














les livres, les lecteurs...










à écouter
 
Le Prélude suite pour violoncelle I JS Bach




à regarder...
Le site de  Giaccomo Brunelli, l'un des photographes du festival d'Arles


et
Je vous souhaite de bonnes vacances ou, du moins, un bel été.