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Depuis le 1 r juin 2018, la bibliothèque d'Ourouer a une nouvelle responsable et son nouveau blog est celui-ci:

mardi 10 mars 2015

Prends Garde, de Milena Agus et Luciana Castellina.


D'abord il y a eu un fait divers, dans les Pouilles, en 1946, à Andria.
Deux de quatre soeurs, propriétaires agraires, ont été assassinées.

Luciana Castellina, journaliste, écrivaine, nous livre le résultat de recherches historiques sur cet évènement.
Celà se passe dans le Sud de l'Italie, la province des Pouilles où règne une misère épouvantable.
Lors d'un rassemblement, politique, un coup de feu est tiré depuis le palazzo de la famille Porro.
La foule, poussée par la famine, l'injustice,la haine, se rue sur cette demeure et tue deux des quatre riches soeurs.
Comment en est-on arrivé là?

Luciana Castellina, en une soixantaine de pages bien documentées, retrace l'histoire de la population de cette province qui a vu arriver des réfugiés de tous horizons en 1943. D'abord les soldats qu'on a oublié de démobiliser, qui débarquent à Syracuse et remontent dans leurs familles où ils rencontrent l'incompréhension.
La dissolution du mouvement fasciste, l'absence de gouvernement , l'apparition du communisme installent une situation très particulière.
Luciana Castellina remonte plus loin encore, dans les années 1920 et même avant, quand , à la fin du 19e les employés agricoles, des journaliers, se vendaient pour le pain de la famille, travaillaient dans les vignes avec une muselière pour qu'ils ne mangent pas le raisin. En début de xxieme siècle leur condition n'a guère évolué. Rien ne leur appartient, même pas leurs enfants, embauchés à six ans, nourris d'herbes bouillies dans l'eau, malades comme eux et considérés comme du bétail.
  Réduits à une telle misère, analphabètes, ils ne craignent rien en cette après-guerre, car n'ayant rien à perdre. Ils n'hésitent pas à s'opposer à la police, au préfet et tout pouvoir en face qui les menace.

Lucian Castellina nous donne à lire une histoire de l'Italie bien inconnue du grand public.



Le procès des centaines de coupables a duré jusqu'à huit ans. Mais sans véritable satisfaction de justice.

La rencontre de l'auteur avec une autre écrivaine,  italienne, Milena Agus a donné un livre en deux temps: l'histoire et le roman.
Comment ces quatre soeurs innocentes, qui ne "savaient même pas pourquoi elles étaient riches", victimes aussi de leur éducation, de leur vie pas très heureuse a nécessité le besoin de créer de la lumière dans les zônes d'ombre de cette tragédie? A la faveur, d'une histoire romancée, mais composée d'éléments connus, de l'époque, Milena Agus a tenté d'apporter un complément.

La fin de la partie écrite par Luciana Castellina fait allusion au 8 mars 1946 qui était la journée de la fête des femmes; mais les évènements éclatent avant, le 7mars 1946. On pourrait penser que la parution de cet ouvrage dans les mêmes dates, quelques soixante dix ans après, veut parler de ces femmes victimes de tous temps, et de tous lieux, de la manière dont on les éduque.

Le roman est traduit par Marianne Faurobert.
L'histoire est traduite par Marguerite Pozzoli.


La partie Roman est très intéressante, dans la mesure où l'auteur, bien documenté, se positionnant comme le narrateur, dans la peau de l'amie des soeurs Porro, nous fait toucher du doigt la condition féminine de cette période.
Principalement celle des filles de la bourgeoisie agricole, est développée, puisque les deux victimes de cette histoire, sont deux de quatre filles de propriétaires agraires.
Pétries de morale religieuse. qui ne pouvait que les mener aux postes de victimes, le lecteur les découvre à travers l'écriture et la traduction  de ce roman riche de détails comme leur demeure, sombre comme leurs pièces à vivre, austère comme leurs postures, d'une qualité à l'image des tissus dont sont faits leurs vêtements, et à la fois bienveillante comme leur imperturbable charité.
La narratrice nous porte à connaître l'esprit de révolte qui ne peut qu'exister de manière contenue, couvée dans l'esprit des filles sacrifiées à une vision têtue du cloisonnement social.
En ce sens, il complète très bien la partie historique de l'événement.

Réciproquement quel serait l'intérêt du roman sans la précision historique des événements qui donnent toute leur grandeur à la position des personnages.

samedi 7 mars 2015

A VOTRE ATTENTION

La présentation de la bibliothèque se trouve ICI

Nous vous recommandons de la relire.
En bleu, vous avez un exemplaire du règlement intérieur.

Nous vous rappelons que les ouvrages sont prêtés pour une durée maximum de 1 mois.

Si vous constatez que vous êtes en retard, venez nous rapporter vos emprunts avant le  mercredi 18 mars.


C'est la date limite avant l'échange des documents au cours duquel nous devons les rendre au biliobus du Conseil Général.

Si vous avez un problème pour venir, appelez-nous au 02 48 76 81 01, aux heures d'ouverture de la bibliothèque, afin que nous convenions du moyen pour nous de les récupérer.
Nous vous rappelons que la bibliothèque est ouverte le samedi matin, aux horaires  affichés dans la présente marge à droite.


Le bibliobus venant procéder au renouvellement  le mercredi matin 25 mars,
le prêt de livres au public n'aura pas lieu simultanément.

Votre responsable bibliothèque
G.J.


jeudi 26 février 2015

LES DERNIERS ACHATS de cette fin février 2015

Voici les nouveaux achats de la bibliothèque en cette fin février 2015


                                                            60 écrivains "nous sommes Charlie"


                                                           "Berezina", Sylvain Tesson



                                                   "Mentir n'est pas trahir", Angela Huth



                                                "Un membre permanent de la famille", Russell Banks


                                               "Prends garde", Milena Angus







lundi 23 février 2015

CUISINONS AVEC LES HUILES ESSENTIELLES, de Marie Borrel



L'auteure, Marie Borrel est journaliste, et collaboratrice de la rubrique santé au magazine Psychologies. Elle a déjà publié "Y a quoi dans mon frigo".
"Cuisinons avec les huiles essentielles" est paru en 2014 aux éditions de La Martinière.

A partir de recettes santé et de vingt et une huiles vraiment essentielles ainsi que des eaux florales elle propose des plats pleins de senteurs et de surprises vraiment tentants.
Par exemple: cette Poêlée de fonds d'artichauts aux pommes vertes, ponctuée d'eau florale de géranium bourbon et d'huile essentielle de romarin.
Chaque recette est complétée d'un conseil de préparation et de précisions sur les vertus des huiles essentielles employées.

BD: GHOST MONEY, par Smolderen et Bertail


A partir d'un scénario, mi science-fiction, mi espionnage, cette série en cinq tomes nous conte l'aventure de plusieurs personnages autour d'un mystérieux trésor.
Le 1er Tome, "la dame de Dubaï" voit entrer en scène, un citoyen kidnappé et torturé qui meurt sans avoir livré son secret, une scène d'embuscade dans un pays en guerre, et puis, vingt ans plus tard, la jeune Lindsay sauvée, lors d'une charge policière au cours d'une manif, par Shamzade, l'héroïne de cette série, dont le cinquième et dernier tome n'est pas encore paru.
http://www.dargaud.com/ghost-money
Un soi-disant trésor d'Al Quaïda, des politiciens, des rebelles, des terroristes, une ou deux histoires d'amour et une action mouvementée qui se situe entre DubaÏ, Londres, Wahington, et l'Orient sont les ingrédients de cette BD.
Les dessins sont aussi travaillés que des scènes d'un film télévisé. On notera les gros plans plongés sur les visages matures et lunettés des miss Feris et autres personnes de pouvoir, d'un certain âge, tandis que les visages plus jeunes sont épurés. On remarquera aussi les arrière plans des villes comme Shangaï. Et puis les engins extraordinaires qui parcourent le ciel. La lumière est rendue soigneusement, on note, particulièrement, les ombres sur les scènes en plein soleil, le dégradé du rayon laser des armes.
L'imaginaire des auteurs, est intensément au service d'un dénouement qui transite par de drôles de personnages dont je ne vous dirai rien- suspens oblige!!!


samedi 14 février 2015

Les éléphants n'oublient jamais





Edité chez Tourbillon, cet album pour enfants écrit par Anushka Ravishankar et illustré par Christiane Pieper et traduit par Marie Odile Fordacq, met en scène un éléphanteau dans une histoire d'amitié et d'adoption.
La première page en noir et blanc cassé montre un éléphanteau avec sa mère et le texte dit que tout est calme dans la grande forêt.
La seconde page voit l'introduction du bleu dans le noir déchiré de la page soumise à la tempête et aux éclairs terrifiants.
Ensuite le bleu est présent dans toutes les pages, un bleu lavande, accompagné du même noir et du blanc-ivoire.
Des évènements terribles ont séparé l'éléphanteau de sa maman, et il est désormais  seul dans la grande forêt.
Il rencontre les autres habitants du monde, des singes bruyants et farceurs, des oiseaux, et des buffles qui, petit à petit l'adoptent, comme compagnon de jeux et puis dans leur groupe. L'éléphanteau prend sa place dans sa famille d'adoption. Il se sent comme eux bien que sa morphologie lui permette de faire des choses différentes, mais tout le monde vit bien ensemble, et il en impose aux tigresdateurs  qui sont  prédateurs de buffles, mais pas courageux devant les éléphants.
Et puis un jour, il rencontre un troupeau d'éléphants...les buffles s'éloignent , lui laissant un choix qu'il n'est pas long à faire. Oui, les éléphants lui ressemblent, mais sa famille..;c'est les buffles.

Une jolie histoire de séparation et d'adoption dans la vaste jungle du monde.



Un livre lu à haute voix aux jeunes lecteurs présents jeudi.