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samedi 25 février 2012

Jean Bernard Pouy: SAMEDI 14

Les quelques semaines hivernales qui viennent de s'écouler nous ont rapproché de l'âtre: Temps glacial dehors: à l'intérieur, on pousse le fauteuil près du feu qui crépite, pieds tendus vers la chaude flamme et bouquin dans la main, à hauteur du visage...voilà notre art de Vivre du moment...et pour l'art de Lire, quoi de mieux qu'un petit polar bien choisi, teinté d'ironie.





Dans "Samedi 14", l'ironie est celle du sort(ah ah ah, facile me direz-vous!!!)..."Tiens, mon oeil!" vous répondrai-je"...car l'oeil est celui de l'auteur, regardant par la fente de la première de couverture. On l'ouvre dans un grincement de porte. A l'intérieur il fait noir...car c'était hier...hier: " vendredi 13", hé!

Et "Vendredi 13" est le nom de cette collection aux  éditions ELB De la Branche dirigée par Patrick Raynal qui comportera 13 romans de 13 auteurs.

Maurice Lenoir, la cinquantaine vit paisiblement du rsa, dans la Creuse en cultivant son potager .
Petite vie sans autre ambition que de flemmarder et goûter le moment présent dans ce tranquille village où il a  les habitudes des habitants, prenant l'apéro avec les voisins.
Justement à cause de ses voisin, sa vie va être perturbée.
Un beau matin il voit sa maison envahie de CRS.
Ses voisins ont deux enfants: une fille qui danse dans une troupe (mais ça, on le saura plus tard) et un fils qui est devenu ministre de l'Intérieur...Ayant fait l'objet de menaces, on protège sa famille!
Horreur! car Maurice Lenoir s'appelle en fait Maxime Gerland et est un dangereux terroriste....
Entre traque et boulettes policières, le roman nous emmène à rencontrer des personnages pittoresques qui nous réservent bien des surprises
Maxime Gerland tend les filets de sa vengeance...paparazzi, histoire d'amour, font partie des ingrédients.


Le fumet étant l'écriture de Jean Bernard Pouy, écrivain de l'Oulipo, il investit son héros des oeuvres de Raymond Queneau et s'investit lui-même dans des tournures de phrases conférant au récit un ton teinté d'humour.

Petit extrait:
"...Certaines infos passaient par ce genre de vecteur pourri, les paparazzi faisaient quelquefois le boulot des filochards. Plus besoin de s'habiller d'ombre,de fracturer, de nuit, des burlingues en noyer, de décrypter des microfilms pris à la va-vite, entre deux cocktails bus avec des créatures vénéneuses..."

2 commentaires:

  1. Un poème esprit polar, à " la Bourdelinoise" et ses lecteurs, en ce jour du poème offert ;-)

    Le petit non, de Norge

    Le p'tit grain d'plomb qui faucha l'gros lapin,
    Le p'tit couteau dans le coeur de Marie,
    Le p'tit éclair sur l'épaul' de Firmin,
    Mon Dieu ! tout ça, c'est d'la mort en série.

    Le p'tit crochet dans la bouch' du gardon,
    Le p'tit poison qui mordit l'sang d'Adèle
    Le p'tit microb' dans l'intestin d'Raymond,
    Mon Dieu ! tout ça, c'est d'la mort naturelle.

    Le p'tit vent creux dans les poumons d'Julot,
    Le p'tit lacet qui serra l'cou du loir,
    Le p'tit marteau sur la caboch' du veau,
    Mon Dieu ! tout ça, c'est d'la mort accessoire.

    Mais le p'tit non sur les lèvres d'Anna
    Quand je lui d'mande encore un peu d'amour,
    Ca, c'est d'l'horreur, ça c'est d'l'assassinat,
    D'la mort qui pue et d'la griff de vautour.

    Anna, ma douc', Anna mon p'tit mouton,
    Tout'les aut'morts, qu'est c'que tu veux qu'ça m'fasse ?
    Mais ce p'tit non qui répond toujours non,
    Ce p'tit non-là, c'est d'la mort dégueulasse.

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    Réponses
    1. Pour ce poème
      Qu'est pas banal
      Merci Kathie.

      Et pour qu'elle l'aime
      Ni bien ni mal
      Pas d'non, mais oui!

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