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mardi 25 mars 2014

Le printemps des poètes entre Sancoins et Germigny

Vous l'aviez vue l'affiche, elle figurait deux posts plus haut...
Cette journée Haïkus, organisée entre la bibliothèque de Sancoins 
(cdc des trois provinces) et l'atelier du Val d'Aubois, accueillait les participants avec Michel Marc pour la partie "atelier d'écriture", le matin, et Danielle Laffitte, pour la partie mise en forme, espace, couleur, l'après-midi.Histoire de célébrer le printemps en poésie...


Je n'ai pas pu, hélas, participer à l'atelier du matin puisque, vous le savez, chers lecteurs, je suis à votre service à la bibliothèque d'Ourouer le samedi matin.
L'après-midi, seulement, munie d'haïkus élaborés précédemment au cours d'ateliers avec la Lecture Publique, je me suis rendue au Luisant, pour un après-midi de rencontres autour de matériaux inhabituels pour moi. Danielle nous a bien expliqué comment utiliser les supports, papier, toile, les instruments, pinceaux, morceaux de bois, porte-plumes,spatules,  et les couleurs, en encre,  en acrylique, en feutre etc...

Bien que malhabile et gênée par le fait d'arriver à la moitié de la rencontre, j'ai, néanmoins trouvé un grand plaisir à cet après-midi d'artistes-poètes-en-herbe que nous étions.



Les haïkus sont visibles dans le forum boisé de la bibliothèque de Sancoins jusqu'au 24 avril.






lundi 24 mars 2014

Sorj Chalendon: LE QUATRIEME MUR

Sorj Chalendon est né en 1952, comme moi, ça me l'a immédiatement rendu intéressant!!! Je n'avais encore rien lu de lui, et ce week-end, Numilog me le proposait à la lecture en ligne.
Alors j'ai lu. Avec acharnement.
Après avoir refermé la dernière page, seulement, j'ai cherché à savoir qui était l'auteur (dans Wikipédia on trouve tout):
Il a été journaliste à Libé puis au Canard enchaîné. (prix Albert Londres pour l'un de ses précédents ouvrages, que je me promets de lire)
Ah bon!
Ah bon?
Voilà qui explique pourquoi il est si bien documenté.
Parce que ce "quatrième mur", un roman, couronné par le jury des lycéens, raconte une histoire fictive, mais complètement plongée dans les affres des guerres du Liban.

 Sur un trottoir parisien des années soixante dix, un homme,un militant, jeune, lettré, cultivé, croise son destin avec celui d'un autre lettré, intellectuel, metteur en scène, Grec.
Cette rencontre naît pendant des évènements violents et s'enchaîne sur l'évocation du passé de l'un et de l'autre emprunts des horreurs de la dernière guerre, du totalitarisme des colonels grecs et...et va devenir de plus en plus dramatique, de plus en plus violente, jusqu'à l'éclatement, non, jusqu'au bombardement, et j'allais presque dire jusqu'à notre douleur . Imaginaire. Sans doute imaginaire.
 Georges, le narrateur,le gauchiste, anarchisant, révolutionnaire parisien, va devenir l'ami de Sam, le Grec. Le metteur en scène grec. Quelques temps. Le temps qu'il a voulu passer en France. Donnant à ces révoltés, (à nous? les lecteurs, les voyeurs de cette violence) une leçon de relativisme, tellement ces slogans scandés n'ont rien à voir avec la réalité brutale de ce qu'ils sous-entendent, et que lui a vécue, lui, le juif, le grec, le metteur en scène .
Utopiste, il a rêvé de mettre en scène Antigone d'Anouilh à Beyrouth, en pleine guerre, avec des acteurs de toutes les confessions, de tous les partis, dans un théâtre complètement détruit.
Oui mais voilà Sam est malade,depuis les tortures qu'il a subies en Grèce, et sur son lit d'agonie, Georges lui promet d'aller à Beyrouth, continuer ce qu'il a commencé, lui qui n'a jamais quitté la France.

Etrange voyage! Il va contacter tour à tour les acteurs que Sam avait déjà rencontrés, les approcher politiquement, humainement, artistiquement,  chacun d'eux ayant une manière de s'approprier le personnage, et de le rendre acceptable à sa cause.
Antigone, Créon, et les autres personnages de la pièce, qui sont-ils? Que sont les  héros eux-mêmes? Ne les retrouve-t-on pas à tous les conflits?
Comment va-t-il pouvoir donner corps à cette pièce en unique représentation, dans ce théâtre dévasté et en ruines? Les acteurs disparaissent un à un dans ce déluge et le projet s'effondre peu à peu.
Georges va rencontrer la guerre, la peur, l'horreur, la mort, la violence inimaginable, la terreur. Son Antigones, à Chatila, il va la chercher, et ne la retrouvera qu'assassinée.
C'est un voyage dont il ne revient pas indemne.
C'est écrit d'une manière remarquable, tellement précise que,  quand ça se termine, le lecteur en est aussi perturbé. C'est un peu comme si on traversait la page de Match-le poids-des-mots-le-choc-des-photos, pour aller au-delà.  On se rend bien compte que l'auteur n'a pas inventé toutes ces scènes de fins du monde, on se doute bien qu'il a dû les vivre, à donner autant de détails sur ses sensations, ses sentiment, ça n'est pas banal. Et d'ailleurs le lecteur prend peur aussi. Une violence pareille, ces tribus de Jocaste qui se donnent naissance à chaque choc et répercutent d'autres haines, d'autres alliances, à n'en plus finr. Jusqu'à quand est-ce qu'on en sera à l'abri?

Georges, lui, ne s'en remettra pas, ne pourra pas se réhabituer à la douceur de son foyer, aux amis, à l'ordinaire et il va repartir, au soulagement du lecteur qui n'attend que ça, de voir, comme au théâtre, sans rien risquer dans sa chair.
C'est qu'il est de l'autre côté de ce quatrième mur, celui que les acteurs installent entre la scène et la salle, pour se préserver.
Et, oui, le lecteur reste avec l'évocation de sa violence, celle qu'il devinait, celle qu'il voulait voir, sans savoir qu'elle dépasserait ce qu'il avait imaginé jusqu'à maintenant.

Extrait:
"Nous roulions le long de la côte.Le soleil se levait derrière les collines. Juste après le virage, un tank syrien couleur sable, embusqué, immense. Il nous barrait la route. Mon Druze a juré. Il a freiné brusquement. Je dormais. j'ai sursauté. Il a paniqué, fait marche arrière sur le talus qui surplombait la mer. La carapace s'est réveillée. presque rien, un souffle. le métal du canon qui pivote.
-Mets-toi à couvert, putain !
J'ai plongé la main vers la banquette arrière, pris mon sac, cherché ma veste, mon passeport, sans quitter la mort des yeux. Et puis j'ai renoncé. La gueule d'acier nous faisait face. Vacarme dans ma tête."

En lecture numérique sur Numilog:http://numilog.com/241675/Le-quatrieme-mur.ebook

Vous pouvez le téléchrager pour 21 jours selon le mode d'emploi expliqué antérieurement.



mercredi 12 mars 2014

Culturellement MARS

Mars s'annonce bien, avec nos amis dont les blogs et les sites sont cités en liste, au bas du blog.

Voici en images leurs dernières nouvelles pour le mois de Mars

-Pour "le pas de côté", qui nous envoie amicalement sa news-letter et ses dernières parutions:


-Pour la bibliothèque intercommunale de Sancoins

en complicité avec Le Luisant

-Pour Le Luisant dont le site est en lien au bas de ce blog:


et aussi



-A Lignères, aux Bains-douches, voici l'affiche du prochain spectacle:


-Pour Leszarts en campagne, une soirée le 29 mars avec Mozambik et un dîner, se référer au site en lien également en bas de ce blog.

Et d'ailleurs, pour avoir accès à la totalité de la programmation , consultez régulièrement les sites amis tout en bas de ce blog.



lundi 3 mars 2014

Quatre filles et un jean, de Anne Brashares

Le premier livre de cette série est paru en 2005 et le dernier, en juin 2012.
Un jour, Carmen, achète un jean dans une fripperie. Un jean d'occasion qu'elle ne veut pas porter; juste pour faire suer la mère de Lena et Effie, dans un magasin de Georgetown où elles étaient venues faire des emplettes pour le bal du lycée. C'est  Carmen qui parle. Les deux autres sont Bridget la sportive,Tibby qui va bosser tout l'été dans un super-marché. Carmen va rejoindre son père, tandis que Lena et sa soeur vont dans leur famille en Grèce. Ne supportant pas d'être séparées, les quatre amies vont porter ce jean à tour de rôle et se l'envoyer par la poste, comme un lien magique. car ce jean semble magique, et chacune d'entre elle devra écrire ce qui lui est arrivé d'extraordinaire avec.

Il y aura des histoires de rencontres amoureuses, des histoires de relations familiales, des histoires d'amitiés et puis des histoires tragiques. Tout ce qui fait qu'on grandit...entre quatorze et vingt ans.
J'ai trouvé cette série tout à fait sympathique. Ecrite de façon à être lue agréablement, elle montre, néanmoins avec beaucoup de psychologie, les aspects des personnalités de ces jeunes-filles qui pourraient être nous-au-féminin, ou vous-au-masculin, maintenant ou jadis, tellement leurs préoccupations et leurs sujets d'intérêt semblent intemporels.

En cinq tomes, cinq étés qui se succèdent...et le temps qui passe...et l'enfance qui s'efface.