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mardi 31 décembre 2013

Fin 2013 - Début 2014

La bibliothèque vous souhaite une bonne fin d'année 2013.



Je vous propose un petit air de jazz avec Herbie Hancock. Son dernier CD de 2010 est un hommage à John Lennon. Si vous ne connaissez pas Herbie Hancok voici un petit aperçu pour accompagner votre champagne de la soirée, ou même rien que l'idée du champagne...extrait du concert de Tokyo en 2006.


En attendant de nous retrouver...en 2014!

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samedi 28 décembre 2013

Semaine légère en culture et détente

Cette semaine, entre Noël et le 1er de l'an, est traditionnellement, vouée à la détente, voire au rire, à la nostalgie aussi. Chaque année, programmes tv, ciné, bouquins nous proposent de quoi traverser le gris des jours courts.

- Ainsi Arte nous annonce une semaine de cinéclub entre Charlot, Jerry Lewis et Fernandel dans son programme également en replay sur le Net.

-Du côté des DVD, à chaque vacance, j'ai l'habitude de vous montrer les quelques DVD que j'ai revus:
Cette semaine, je vous propose de revoir un film très drôle de Philippe Le Guay, avec Lucchini et Quiberlain, N Verbeke, Carmen Maura... "Les femmes du 6e étage".
 Le second que j'ai revu est "Ridicule" de Patrice Leconte, avec j Rochefort, Giraudeau, F Ardant, J Godrèche.

Du côté de la BD, j'ai relu avec plaisir "ELZA dans la cour des grands", de Didier Levy et Catherine Meurisse.

Côté musique, C'est Elvis Presley que je vous offre à partager, avec ce CD :"The blues roots of Elvis" qui rassemble vingt et un morceaux, dont ce "Blues Moon of Kentucky".

  Si vous avez des livres qui vous ont plus, des DVD dont vous voulez nous parler, des expositions que vous souhaitez nous montrer, écrivez-nous:
 ourouer-biblio@orange.fr, objet "à partager sur le blog".

Merci et Bonnes fêtes à continuer .

vendredi 20 décembre 2013

Visite du soir à Noirlac

Pour un avant-goût de Noêl insolite, vous pouvez vous rendre à l'abbaye de Noirlac le samedi 21 à 17h.
La visite est "spéciale-enfants", mais en ces temps de Noël, on peut se sentir un esprit d'enfant à tout âge...en tous les cas y accompagner les nôtres...je crois qu'il reste encore quelques places, selon le communiqué de l'abbaye:
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Samedi 21 décembre 2013 de 17h à 19h 

Il était une fois l'abbaye, visite contée pour petits et grands. 
Visite ludique et interactive pour enfants de 7-12 ans accompagnés de leurs parents. 

Lors d’un parcours dans le monument, les enfants entrent dans la peau des moines et leurs parents jouent les frères convers. Ensemble, ils sont mis en situation, résolvent charades et devinettes et décryptent rébus ou codes secrets. Une découverte familiale de la vie quotidienne des moines cisterciens pour débuter les vacances de Noël en s’amusant !

Sur réservation au plus tard le mercredi 18 décembre.
Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans
4,50 € / enfant à partir de 12 ans
7€ / adulte

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Retrouvez ces informations sur le site, au bas de ce blog.

mercredi 18 décembre 2013

FRANCOIS VILLON

La lecture du roman de Raphaël Jerusalmy, cité plus bas, m'a ammenée à relire quelques poésies de François Villon,(1431 ou 32-1463?) poète brigand, emprisonné plusieurs fois, condamné à mort, puis gracié par le roi Louis XI et dont on a perdu la trace..



Voici La Ballade des pendus

Frères humains qui après nous vivez
N'ayez les coeurs contre nous endurciz,
Car, ce pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz.
Vous nous voyez ci, attachés cinq, six
Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéca devorée et pourrie,
Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s'en rie:
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!
Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir desdain, quoy que fusmes occiz
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;
Excusez nous, puis que sommes transsis,
Envers le filz de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale fouldre
Nous sommes mors, ame ne nous harie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
La pluye nous a débuez et lavez,
    - - - - - - - -
Et puis une plus légère, moins politique, quoique?

Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie
Car ou soyes porteur de bulles,
Pipeur ou hazardeur de dez,
Tailleur de faulx coings, tu te brusles,
Comme ceux qui sont eschaudez,
Traistres pervers, de foy vuydez ;
Soyes larron, ravis ou pilles :
Où en va l’acquest, que cuydez ?
Tout aux tavernes et aux filles.

Ryme, raille, cymballe, luttes,
Comme folz, faintis, eshontez ;
Farce, broille, joue des flustes ;
Fais, ès villes et ès cités,
Fainctes, jeux et moralitez ;
Gaigne au berlan, au glic, aux quilles :
Où s’en va tout ? Or escoutez :
Tout aux tavernes et aux filles.

De telz ordures te reculles ;
Laboure, fauche champs et prez ;
Serz et panse chevaulx et mulles,
S’aucunement tu n’es lettrez ;
Assez auras, se prens en grez.
Mais, se chanvre broyes ou tilles,
Où tend ton labour qu’as ouvrez ?
Tout aux tavernes et aux filles.

Chausses, pourpoinctz esguilletez,
Robes, et toutes vos drapilles,
Ains que cessez, vous porterez
Tout aux tavernes et aux filles.
   - - - - - -


François de Montcorbier (François Villon) est né à Paris en 1431 ou 1432. Issu d’une famille pauvre, il est orphelin très jeune. Villon est recueilli par Guillaume de Villon, un chanoine.
De 1443 à 1452, Villon est étudiant à Paris. Bachelier en 1449, licencié puis maître ès Arts de l’Université de Paris, Villon semble destiné à devenir clerc.
Préférant la compagnie des tavernes et des gens de mauvaise vie,  il devient un brigand. Il fréquente les Coquillards, devient ami de Colin deCailleux qui fut executé. Il est lui-même condamné à plusieurs reprises.
Lors d'un voyage ou d'un exil, son chemin le mène par Blois où il participe au « Concours de Blois » à la cour du duc Charles d'Orléans.

  La Ballade des Pendus  aurait été écrite lorsque Villon "attendait" son exécution par pendaison pour avoir causé une blessure mortelle. Il avait été, ensuite,  gâcié, sa condamnation commuée en peine d’exil. Il disparut après une seconde peine d'exil, en 1463.





L'année CAMUS célébrée

L'année 2013 s'achève et je m'aperçois que l'on n'a pas parlé de Camus. Du moins pas ici.
Lecteurs de ma génération, vous vous souvenez de LA PESTE, et L'ETRANGER, Le MYTHE DE SISYPHE qui figuraient aux programmes de nos années de lycée.
La BNF, pour la citer, a célébré ce centième anniversaire de sa naissance:
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en proposant une sélection de documents à découvrir ou redécouvrir.
Albert Camus est né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie.
Son oeuvre d’écrivain comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des poèmes et des essais dans lesquels il développe les thèmes de l'absurdité de la condition humaine et de la révolte comme réponse à l'absurde.
Il accède à la notoriété avec la publication de
L’étranger, en 1942. Témoin de son temps, Albert Camus fut aussi journaliste. Son engagement dans la Résistance française l’amena à écrire dans
Combat. Il prit part aux débats intellectuels et politiques de l'après-guerre. Albert Camus s’est vu décerner le prix Nobel de littérature en 1957. Il est mort dans un accident de voiture, le 4 janvier 1960. Il laisse une oeuvre très importante qui continue à susciter de nombreuses études critiques, dans beaucoup de pays.
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Extrait du Discours de réception du prix Nobel de littérature, 1957 La Bibliothèque nationale de France propose cette bibliographie sélective qui recense principalement des ouvrages disponibles en accès libre en salle H de la bibliothèque d’étude et en salle V de la bibliothèque de recherche.
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La liste de ses oeuvres est très longue, compte tenu du fait qu'il est mort jeune (en 1960, à Villeblelin, dans l'Yonne,dans un accident de la route):
  • Le Temps du mépris (1936)
  • Révolte dans les Asturies (1936)
  • L'Envers et l'Endroit (1937)
  • Noces (1939)
  • La Mort heureuse (1936-1939)
  • L'Étranger (1942)
  • Le Mythe de Sisyphe (1942)
  • Caligula (1944)
  • Le Malentendu (1944)
  • Lettres à un ami allemand (1945)
  • La Peste (1947)
  • L'Etat de siège (1948)
  • Journaux de voyage (1946-1949)
  • Les Justes (1950)
  • Actuelles I (1950)
  • L'Homme révolté (1951)
  • Carnets (1935-1959)
  • L'Artiste En Prison (1952)
  • Les Esprits (1953)
  • La Dévotion à la Croix (1953)
  • Actuelles II (1953)
  • L'Eté (1954)
  • Un cas intéressant (1955)
  • La Chute (1956)
  • Requiem pour une nonne (1956)
  • L'Exil et le Royaume (1957)
  • Réflexions sur la guillotine (1957)
  • Le Chevalier d'Olmedo (1957)
  • Discours de Suède (1958)
  • Actuelles III (1958)
  • Les Possédés (1959)
  • La mort heureuse (pub. 1971)
  • Le premier homme (pub.1994)
Wikipedia vous propose ici une biographie

Il s'est tenu de nombreuses commémorations, ici, par exemple, depuis l'ambassade de France en Ouganda.

dimanche 15 décembre 2013

Un Noël ancien venu de l'Allier



Les lecteurs lointains ne savent pas que, en matière de département,  l'Allier touche le Cher.
La Chavannée, dont je vous parlais dans le post-annonce précédent vient donc de ces paysages bocagers que j'aime beaucoup et dont la lumière est si particulière en bord du fleuve, du même nom; tout comme au bord de sa grande-mère (!) la Loire. Château/Allier , où elle est domiciliée, est à une vingtaine de kilomètres.
Jacques Paris, qui est à l'origine de ce groupe d'expression des traditions populaires, était instituteur et, si vous prenez la route qui passe par Lurcy,  Pouzy-Mézangy et ses rivières, Neure, Le Veurdre, ses bois, ses prairies, des paysages qui se déclinent entre les verts du sol et les bleus du ciel, vous saisirez mieux les témoignages qu'il nous donne dans ses livres, d'une époque, pas si lointaine...
Si vous allez jusqu'au Veurdre, vous pourrez visiter le musée de la batellerie, et vous imprégner d'un passé intense et de la vie de ces gens dont l'économie était dépendante de l'Allier, le fleuve.
J'ai retenu, pour ma part, l'évocation des mariniers, de leurs vêtements humides, de la vie pénible, sur le fleuve au fort débit, ou bien gelé. Et puis aussi les marchands qui se faisaient construire des belles demeures au bord du fleuve, et des tours qui témoignaient de leur réussite.
Cette vie-là se trouve dans les chants que vous pouvez entendre, dans leur site, mentionné en lien, dans le précédent article.
Les morceaux que nous interprète la troupe, proviennent des recherches que cet érudit monsieur a effectuées, dans le département, faisant remonter les traditions jusqu'à nos oreilles.
Voici , avec son autorisation, un petit extrait du concert, réalisé en amateur, et bien imparfaitement, juste pour vous donner envie de connaître mieux "La Chavannée".


Et, à la fin, on s'est empressé autour des brioches confectionnées dans leur nid "La ferme d'Embraud". Un chaleureux moment convivial, entre amis et connaissances, le petit vin chaud, ajouté à celà, prolongeait ce moment de partage. Bien agréable en ce début d'hiver.
Vous voyez, il se passe toujours quelques évènements culturels à vivre en commun, dans nos campagnes.
N'hésitez pas à remonter dans le post d'avant pour voyager dans les  sites en liens.




samedi 14 décembre 2013

A Charly, notre voisine, Noël de l'Allier le 15 décembre

A Charly, notre voisine , l'Association "Loisirs et Culture" et l a Charliacoise vous proposent, contre 2€ l'entrée, dans son église si jolie (des fresques insoupçonnées...) d'assister à une représentation de La Chavannée, pour un Noël ancien, avec des chants de la tradition populaire de l'Allier.
Il y a trois ans, La Chavannée avait donné un Noël ancien dans notre commune; et puis nous avons eu  le plaisir de les entendre à la fête de la Brasserie, chez un de nos lecteurs de Croisy.



Je vous propose de les retrouver, dans leurs costumes Bourbonnais, pour une ambiance chaleureuse de Noël ancien à 16 heures.



samedi 7 décembre 2013

Le succès du blog de la bibliothèque

Vous avez vu?
Cette semaine, on a passé les dix mille visites!

Cinéma à Ourouër: Buster Keaton et la musique, une vraie soirée...

C'était hier soir.
Notre salle des fêtes, pourvue d'un écran géant, en partenariat avec l'Atelier du Val d'Aubois, accueillait pour une véritable soirée du muet, deux films de Buster Keaton, datant de 1924, et comme à l'époque, l'orchestre jouait dans la salle, la musique d'accompagnement.
L'orchestre c'était Bruno Régnier et X'tet qu'on a déjà pu applaudir en avril lors du concert Dieci Voce.
Vous trouverez dans "Les Cahiers du cinéma" quelques mots sur Buster Keaton, pour les lecteurs qui n'ont pas encore de connaissances sur les débuts du cinéma:http://www.cahiersducinema.com/Buster-Keaton.html

Bien sûr, on peut facilement revoir ces films sur le net.Voici un montage youtube de plusieurs scènes cultes dont certaines empruntées aux deux films présentés hier soir "The neighboors" et "Sherlock Junior": http://www.youtube.com/watch?v=f-y36kHok4U

Mais ça sera sans la chaleur de la salle, sans la compagnie des autres amateurs, venus d'autres villages, sans le verre de menetou partagé au bar, sans le plaisir des rencontres et celui  de rire ensemble, et surtout sans le grand écran et sans X'tet qui est là, la contrebasse en sons sourds, la clarinette qui rythme les poursuites, la trompette malicieuse, la guitare impertinente, et tout l'orchestre sous la baguette de Bruno Régnier.
http://www.bruno-regnier.com/xtet.html

Alors? A la prochaine?


jeudi 5 décembre 2013

RAPHAEL JERUSALMY : La Confrérie Des Chasseurs De Livres




partie d'un tableau
de Dino Valls
 "de profondis" 1989
Voyez cette première de couverture, sombre à souhaits. Sombre comme le mystère, sombre comme le cachot, sombre comme l'intrigue. Même le joli visage illuminé et la main du personnage qui donnent la clarté à l'image n'apportent pas d'apaisement pour autant. L'attitude penchée, le regard hardi contrastent avec le reste du visage, et l'extrémité de cette main claire comme lui tient bel et bien un couteau. Pour quel assassinat, me dites-vous? Mais point, vous réponds-je! Point d'assassinat, penchez-vous, regardez-y de plus près. La fente dans la feuille. Vous la voyez? Tellement fine comme la lame...pas moyen d'y glisser un coup d'oeil. Il faut ouvrir le livre pour y entrer.

...Car c'est une histoire de livres que nous raconte l'auteur. Une histoire, certes mystérieuse, et certes imaginaire. Mais? hein? jusqu'à quel point?
Les personnages qu'on y retrouve ne sont pas des inconnus, ils ont fait partie de l'Histoire, François Villon, le poète brigand, Colin le Coquillard, l'évêque de Paris, le roi Louis XI, Côme de  Medicis...tous sont là.
Ils font sortir François Villon de son ultime cachot et l'envoient en Terre Sainte, rencontrer un émissaire, sur la trace de la confrérie, celle qui chasse les livres, les abrite, les recueille, lorsqu'ils sont en danger d'être exécutés. Car leur pouvoir est grand. L'Eglise de Rome gouverne et ces écrits menacent son pouvoir.
C'est pour celà que Louis XI compte sur Villon et Colin de Cayeux, leur offrant la liberté d'un périlleux voyage d'où ils doivent ramener suffisament d'influences(et d'ailleurs on ne sait plus ce qu'ils doivent ramener tant l'intrigue rebondit continuellement) pour que Fust, l'éditeur de Mayence installe son commerce à Paris. D'anciens écrits trouvés aux quatre coins du monde, conforteraient le roi dans son dessein et fortifieraient l'Eglise de France.
François Villon part donc pour Gênes, et, de là débarque à St Jean d'Acre où semble l'attendre un très élégant émissaire...Mais la trahison règne, partout. les émissaires sont à tous les points d'un mystérieux itinéraire passant par Tibériade...

Ce parcours n'est point sans faire penser à celui de l'auteur: Raphaël Jerusalmy, est né à Montmartre. Diplômé de l'ENS et de la Sorbonne, c'est pourtant dans les services de renseignements de l'armée israëlienne qu'il fait carrière. Ensuite il monte des missions humanitaires et éducatives . Actuellement il est marchand de livres anciens à Tel Aviv.

La confrérie des chasseurs de livres est son deuxième roman après "Sauver Mozart".
L'écriture est riche, fine, et précise. Le vocabulaire, parfaitement choisi est très évocateur et notre imaginaire se nourrit sans peine de visions sombres ou colorées, de sons exotiques, de senteurs qui appartiennent à une autre époque et à d'autres mondes.